samedi 25 février 2012

Deux ans aujourd'hui... Les filles ont perdu leur grand père maternel cet automne.
Et la vie continue de fleurir.

vendredi 25 février 2011

Il y a un an, Maman, Nini, Grand-Mère nous quittait.

Voici une petite vidéo souvenir, avec ses dernières images, qui a été réalisée pour ses petites filles Anastasia et Aliénor.

jeudi 9 septembre 2010


Aujourd'hui, Papa a rejoint Maman dans l'éternel infini...

Il n'a pas survécu à une très mauvaise chute. J'étais avec lui quand il a rendu son dernier souffle. Il sera enterré auprès de Maman dans le cimetière de Montmartre.

Anastasia, Aliénor, ses petites filles, moi même et ma femme Iveta prions pour eux.

Eric

vendredi 5 mars 2010



Aujourd'hui, maman a été enterrée au cimetière de Montmartre.

La cérémonie fut très belle, en extérieur, dans une allée du cimetière. Le prêtre a fait la bénédiction, j'ai lu une prière de François d'Assise, et j'ai dit quelques mots sur maman.

Ensuite nous sommes allés au Bistrot de Montmartre, où nous avons pu lever notre verre à son souvenir, au son de quelques chansons typiquement parisienne. L'ambiance était parfaite, joyeuse et décontractée, exactement comme maman l'avait souhaité.

Anastasia, dans sa jolie robe, a dansé et fait quelques pirouettes. De la haut, je sais que maman était heureuse et fière de la voir ainsi virevolter et enchanter la famille et les amis.

Maman repose dans la 29e division, 7e ligne, au 20 av de la Croix. Elle est à quelques pas d'une sépulture abritant un bel arbre. Si vous passez par là, venez lui faire un coucou, elle en sera ravie.

Je voudrais remercier tous ceux qui ont pris le temps de lire les messages de maman sur ce blog ou sur Doctissimo, ainsi que ceux qui ont contribué via le forum ou via des commentaires. Vous nous avez été tous d'un grand soutien.

Un merci très spécial à tout le personnel de la maison médicale Jeanne Garnier, les médecins, les infirmières, les aides soignantes, les bénévoles, qui ont tous été exemplaires de professionalisme et d'humanité. Si maman est partie dans la paix, c'est grace à vous.

Voila, tout est dit...

Eric



F I N






Et la vie continue...

vendredi 26 février 2010

Il y a deux choses qui m'ont frappé juste après la mort de maman: la première c'est que je n'éprouvais aucun soulagement contrairement à ce que je prévoyais, et la seconde que je ressentais beaucoup plus de peine que je ne l'aurais imaginé.

Quand on s'attend à la mort proche d'un des êtres qui compte le plus au monde, et qu'on en vit le dur cheminement au jour le jour, on essaye d'anticiper et on arrive plus ou moins à se persuader que lorsque la mort arrivera on se sentira libéré. En fait, j'en suis venu à regretter immédiatement mes longues journées passées à son chevet, et la réalité de savoir que plus jamais je ne verrai maman - réalité pourtant prévisible - m'a assomé avec une grande violence.

Je me suis rendu compte aussi de la grande chance que j'ai eu de pouvoir accompagner maman tout au long de son dernier voyage. Nous avons pu tout nous dire, j'ai pu prendre sa main une dernière fois en lui disant que je l'aimais. Je n'ai ainsi ni regret, ni non dit, ni frustration. Et je mesure maitenant dans ma douleur a quel point cela est important.

Que maman ait été emportée juste au moment où je rentrais en France avec mes deux petites filles me semble affreusement injuste. Je ne peux que me rappeler de l'été dernier où elle était si heureuse de savoir qu'elle allait enfin pouvoir être une vraie grand-mère et promener ses petites filles au jardin d'acclimatation. C'était sa joie, son bonheur. Elle s'y voyait déjà, repérant les parcs aux alentours de Neuilly, les marchands de glaces et de jouets. Et puis en octobre le drame, le cancer. Elle me l'a appris au téléphone, je me suis écroulé en larmes, pensant à mes filles qui grandiront sans leur grand-mère française.

Mais je ne dois pas être trop triste. Maman a eu une belle vie, elle l'a souvent dit. 69 ans c'est un bel âge, même si c'est encore tôt pour partir. Elle a pu serrer ses petites filles dans les bras. Et elle a fait preuve d'un courage extraordinaire en acceptant son rapide destin dès les premiers jours. Jamais elle ne s'est apitoyé sur elle même. Et jusqu'au bout elle s'est battu, ne se laissant aller que quelques jours avant la fin, quand elle n'avait même plus la force de lever les bras.

L'inhumation aura lieu au cimetière de Montmartre à Paris le vendredi 5 mars à 11h. C'est un délai un peu long, mais je dois acheter la concession et faire construire le caveau. Il y aura deux places, une pour maman, et une pour papa. Lundi, je vais aller choisir l'emplacement. Je ne savais même pas que c'était possible...

Sur ce blog je n'avais jamais vraiment écrit. C'était son espace à elle. Maintenant c'est aussi un peu mon espace à moi, car écrire tout ceci me fait du bien. J'ai lu avec émotions vos messages, ici et sur le fil de maman sur Doctissimo, et je m'associe avec mes proches pour vous remercier encore une fois du soutien que vous nous avez apporté tout au long de cette épreuve.

Eric

jeudi 25 février 2010

Maman est décédée aujourd'hui à 21h. Elle s'est éteinte paisiblement, dans son sommeil. J'étais avec elle toute la journée. Je me suis absenté à 20h45, elle en a profité pour faire une dernière révérence et quitter la scène.

Eric

lundi 22 février 2010

Depuis hier, maman est devenue très faible. Elle dort de plus en plus, ne s'étant pas réveillée du dimanche. Aujourd'hui, elle m'a confié sentir la vie la quitter petit à petit.

Elle ne souffre pas, elle est très bien prise en charge par le personnel soignant qui fait un excellent travail.

Eric

mercredi 17 février 2010

mardi 16 février 2010

lundi 15 février 2010

Grosse fatigue...

Grosse fatigue, demain ça ira mieux, je serai présente pour ma petite famille qui arrive de Lettonie...Ces fichus médicaments me soulagent d'un côté, et m'endorment de l'autre.
Merci de votre soutien, précieux à mon coeur.

Une journée chez Nini...

Le coeur battant comme pour un R.V. amoureux, je me presse dans la rue pour retrouver MaNini à Jeanne Garnier. Je déboule dans cette ambiance ouatée, pleine encore des remous " du dehors", de l'agitation de la rue, des bousculades du métro, des odeurs de pots d'échappement pour retrouver "l'amie de toujours de ma maman"(je suis la fille de Yori).

On se serre doucement les mains, je caresse ses cheveux.
La télé allumée, les ordis en marche sur sa table à roulettes, elle est " aware" comme dirait Jean-Claude Vandamme. Ouverte sur le monde extérieur, même si après la visite d'une infirmière et quelques calmants, elle s'autorise un petit somme avant le déjeuner.
On a un plateau repas délicieux, que nous mangeons côte-à-côte, champignons à la crème et steack aux lentilles...

Nous parlons de rien mais surtout de tout.
De l'essentiel.
Des liens si forts qui la lient à ses proches, de son désir de mettre tout au repos, de ses élans de créativité, de la poésie, et de musique aussi.


C'est doux d'être près d'elle.

Le temps est suspendu.
Nous sommes deux funambules au-dessus du vide...

la famille d'Eric est bien arrivée de Lettonie et demain sera un grand jour puisqu'elle va voir tout le petit monde, son mari, son fils et sa belle-fille et découvrir la deuxième petite-fille à peine née ou presque.

Moi, je vais retrouner aux miens. le coeur nourri, sachant que ces moments sont rares et précieux et que rien ni personne ne pourra me les voler.

Eve

vendredi 12 février 2010

L'un des derniers

Sans vouloir m'avancer ni prédire,il me semble que ce poste est l'in de mes derniers.
Ce qui me fait dire ca aussi c'est tout cr qu'il y za dns mz t^rtr, jr croispouboit enire dessinr un peumzidpzs ""vrire pardon
Mon fils vient cet aor-s-lidi, il rectifiera ouur liu afunque vi=ous yussiez comprendre?

Les méédicaments agissent bien beauciuo de calmants oiur dédralatiser l'étiuffemrnt et la peohinr oiur la douleur.

Il faur dire d'ici l'équipe s'est mise en qautre pour moi et ce toute la journée. Mon problème est les ouffle, il n'y a plus de capacité d'air dont une doir soulager evc le kiné et aérosols et l'oxigène que je garde ne permanence. Sinon hier eric est allé voir pour le cimetière, je vais être enterrée dand ma ville chérie, j'en suis très heureuse, enfin j'espèrebque ça va marcher. Peu-être 15e ou 18e ou Puteaux, Nanterre, Neuikky. J'aimerais monymartre.

Je n'ai pas corrigé le post de maman. Ecrire cela lui a demandé énormément d'efforts, je le laisse tel quel. A partir de maintenant, elle me dictera ses textes, si elle en a la force.

Ses derniers buts: terminer son icone, voir une dernière fois ses amis, et voir ses petites filles qui arriveront avec ma femme lundi de Lettonie.

Le 18 avril semble malheureusement un peu loin. Elle pourra être enterrée à Montmartre, c'est pour elle un grand bonheur de se retrouver avec tous ses titis parisiens toutes classes confondues et autres grands artistes.

Eric

jeudi 11 février 2010

mercredi 10 février 2010

Un peu de poésie dans une maison de fin de vie

 

Elle ne s'apprivoise pas

ON la croit venue enfin pour la délivrance mais c'est un tort, elle est toujours aussi longue à venir et de plus en plus sournoise. Elle est double, d'un côté elle crache ses poumons, de l'autre elle les retient en longs filaments transparents. Perdre son souffle est une expression que l'on ne devrait employer qu'à bon escient, autrement c'est ne lui donner que peu d'importance à ce souffle qui sans lui ne nous permettrait absolumment pas de même relever un oeil vers l'horizon qui s'éloigne. Cette nuit j'ai appelé maman, et j'ai crié au secours, mais la fille qui vient la nuit m'a dit de me taire car j'angoissais tout l'étage avec mes cris de gorets et que l'on ne pouvait pas me laisser entraîner tout un étage de malades dans cette angoisse à laquelle moi hélas je ne pouvais rien. Que sait-on de l'angoisse? Moi aussi je pensais que c'était un symptome de personnes égoïstes qui ne savent rien faire d'autre que se plaindre de tout et de rien. Faux. Absolumment faux. L'angoisse est une grave maladie qui entraîne vers la mort quand on n'est plus capable de la contrôler. Or il y a ceux qui s'approchent de vous et vous calment d'une main fraîche passée sur le front et d'autre qui vous entrainent au fond du gouffre en vous humiliant sans bien sûr le vouloir. Me dire que j'étais une patiente bébé qui appelait sa maman à mon âge m'a ravagée, il n'y a pas d'âge pour appeler sa maman quand on a peur, et la peur je la reconnais elle me prend au coeur du souffle et je m'étouffe. Alors si c'est ici que je doive crier au secours alors oui je crie :

"Ô Dieu, vers toi je crie ma souffrance, je dis viens me chercher Seigneur, délivre-moi des maux de la terre, et si j'en suis digne donne-moi la paix du ciel que tu promets aux justes. rejetée par les uns, injuriée par les autres, il n'est un un jour où je ne crie vers toi. Je dis pourquoi les hommes ont-ils fait de la terre un enfer? Ton oeuvre est si belle seigneur, pourtant nous sommes vils et n'arrivons pas à vivre en harmonie au sein de ta création. Je dis : regarde les démunis, les affligés et les pauvres, les humbles et les malades, les persécutés et les exclus, car ils n'ont plus rien. Et regarde-moi aussi Seigneur, même si j'ai tant. Ô doux Seigneur que ton nom soit sanctifié à jamais, accorde-moi la paix du coeur et de l'esprit et, si telle est ta volonté, lorsque viendra le jugement dernier, accorde-moi l'Eternité auprès de toi."

lundi 8 février 2010

Mes amours, mes emmerdes...

Que dire devant tant d'innocents regards? Que bientôt mes amours connaîtront l'enfer de l'abandon? Que faire devant tant de détresse? Pour l'instant tout va bien, ils sont en province auprès de leur maître qui s'en occupe du mieux qu'il le peux, mais le maître est handicapé et ne peux les promener, ni les sortir, juste leur préparer le repas du matin, c'est déjà pas mal. Puis Yolaine vient vers 10 h pour aider mon mari dans ses tâches journalières, puis vers 11 h c'est promenade des chiens, avant heureusement ils ont eu accès à la terrasse pour faire leurs besoins, en fait la porte du balcon reste ouverte toute la nuit, qu'il pleuve ou qu'il vente, et ainsi mes chers petits chiens n'ont pas l'impression d'enfermement. Puis Yolaine repart chez elle et c'est au tour de Anna de venir s'occuper de mon mari et des chiens, vers 16 jusqu'à 18H, heure de la dernière promenade. C'est une excellente mise en place et exactement ce que j'ai réussi depuis mon lit d'hôpital à organiser. Plus besoin de toutes ces assistantes sociales qui disent que l'on n'a droit à rien parce que qu'on dépasse le plafond de quelques euros, pfffft, pas besoin de mendier, d'abord comme ça on prend qui ont veut et j'ai pu choisir deux filles formidables,ensuite avec les dégrèvement d'impôts cela assure un peu ce qui n'est pas à négliger.

Mais alors et mes chiens? Que va-t-il se passer après? Tant que mon mari continuera ainsi pas de problème, mais à ma mort qu'en sera-t-il de son moral, sa solitude, son envie de continuer ou non? L'après avec des chiens ce n'est pas pareil qu'avec des chats, et je ne peux pas séparer mes chiens qui vivent ensemble depuis plus de 8 ans, c'est une meute avec la plus petite qui est la dominante, c'est tout dire!

Pour l'instant je recule de plus en plus l'éventuelle solution de les "donner" en leur trouvant une bonne maison où ils seront choyés, c'est si difficile de savoir si l'on tombe juste pour les deux parties.

La Toquette (Troïka) n'a plus de dents mais elle mord Yolaine quand elle décide de ne pas vouloir sortir le matin, Toquette a horreur de la pluie. Le Titi est un bon gros père qui ne pense qu'aux caresses et à manger, il devient bien gros. La Totoche (Tosca) est une jalouse m'adorant, pas touche à moi sinon la Toquette en prend plein les oreilles!

dimanche 7 février 2010

samedi 6 février 2010

Une petite mise au point

C'est vrai il faut être juste, je n’ai pas vraiment répondu à tous vos si gentils commentaires concernant l’épisode que l’on va appeler "Crocus Noctambus Jeanne Garnier".

Tout d’abord c’est réparé, pas de scandale dans les grandes manœuvres de départ, juste un chapeau roulé boulé de traviole qui m’est resté en travers de la gorge mais comme je ne me suis pas étouffée avec pas de quoi en faire un crocus hivernal, mais plutôt un crocus printanier noctambus.

Pourquoi un crocus ? parce qu’il est symbole de printemps anniversaire qui veut m’emmener jusqu’au 18 avril prochain. Pourquoi Noctambus ? Parce que dans ma tête y’a un grand Bus qui attend les terriens SDF décidés à ne pas faire attendre Dieu plus longtemps, ils ont soif de vérité mais de la Vérité Source, plus celle de la vie qui n’est pas.

Alors oui, j’ai sorti non pas mon chapeau, j’en n’ai pas, mais mes gros sabots, j’ai pas non plus, pour tenter de former une valise boule que j’emmènerai avec moi pour quitter l’hôpital. Quelle idiote ! Les tuyaux me raccrochaient au lit, je ne pouvais même pas atteindre l’armoire, ni rien d’ailleurs car tout est fait pour les aides-soignantes, rien vraiment pour les malades. Depuis ça a bien changé ! J’ai mis un loup dans la bergerie et il veille sur moi. Par exemple la corbeille à papier est près de mon lit et plus contre la porte de la salle de bains ce qui aidait bien la femme de service pour la vider mais me servais à rien à moi. Je me suis fâchée aussi avec les médicaments à usage fréquents qu’on passait son temps à me présenter pour les ranger aussitôt avant même que je puisse en utiliser un ce qui fait qu’ils ne servaient à rien et qu’à cause de ça je n’ai pas pu avoir une bonne hygiène buccale or quand on sait ce que représente cette plaisanterie on y fait plutôt attention.

Enfin il y avait l’épisode de 16h chaque jour qui a pris une immense importance, depuis c’est réglé mais ce fut avec des larmes de sang dirai-je. A présent on s’en fait pour moi, on a compris que le laisser aller avait failli me rendre réellement folle et pas une pauvre fille folle dans sa tête comme a dit cette idiote au jus de citron jaune cannelle.

Voilà, pas trop mal écrit quand on sait que pour écrire une page, ou faire un dessin, pour une heure passée au "travail" au moins trois se passent à piquer du nez sur l’ordinateur...

Je ne me suis pas évadée de la maison Jeanne Garnier, je ne m'en évaderai pas, ils ne me gardent pas le moins du monde prisonnière, ils ont montré beaucoup de respect à mon égard, les choses ont été dites, tout est arrangé par la parole, je veux bien croire que certains médicaments me soient un peu montés à la tête, le tout est de s'en apercevoir et d'ainsi arriver à corriger, pour mes yeux on verra, il faut attendre, peut-être qu'au final ce n'était qu'un petit accident cérébral.

Pour MDA, je crois que vous avez choisi ce qu'il vous fallait, vous êtes bien chez vous, il n'y a pas meilleur endroit, vous êtes très bien entourée, embrassez Félix et Tralala, si vous saviez combien me manquent Troïka, Titi et Tosca !