lundi 9 novembre 2009

La nuit, le doute

Evidemment je ne dors pas, je n'arrive pas à trouver le sommeil, normal puisque mes pensées vivent davantage la nuit que le jour. La douleur est supportable, sauf en cet instant où j'écris car je dois changer de position mais tout geste me demande une concentration infinie pour ne pas réveiller les coups de poignards dans mon dos, c'est ainsi que se font sentir mes ennemies les métastases. Voilà c'est fait, position changée mais de nouveau la douleur revient, trop mal installée pour écrire je dois stopper afin de trouver la position idéale.

C'est fou comme les petits riens de la vie, comme se retourner dans son lit, deviennent des difficultés parfois insurmontables. Simplement me redresser demande un effort considérable afin de calculer où s'est déplacée la douleur pour ne pas la heurter, et quand enfin je suis assise sur le lit il me faut reprendre mon souffle coupé par cet effort et là ma respiration inégale donne à mes ennemies le rythme d'attaque idéal pour jouer la partition du mal dans un accord parfait. Pour me lever je ne dois pas me redresser, je dois ramper, et avant je dois rester immobile à réfléchir pour définir quel bras poussera sur le matelas pour aider mon corps à bouger, c'est dingue comme tous les gestes anodins de la vie deviennent des complications, et encore, ce n'est que le début de cette "fin de vie", qu'en sera-t-il de la douleur dans quelques jours, quelques mois? Déjà de nouvelles petites douleurs apparaissent, l'une sur le pied, l'autre derrière l'oreille, bientôt je ne serai plus qu'une douleur ambulante!!!

Il est presque 4 heures du matin, l'aube ne va pas tarder, enfin! que les nuits sont longues, que le cerveau travaille quand au contraire il devrait se reposer, et comme ce blog est un bienfait pour mon esprit, pouvoir s'exprimer permet d'éloigner les angoisses et la peur.

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